samedi 24 mars 2018

Think 2018 : l'ordinateur IBM de la taille d'un grain de sel

Et doté de la puissance d'un x86 des années 90

IBM démarre sa conférence Think 2018 sur les chapeaux de roues avec la présentation de ce qui serait l’ordinateur le plus petit au monde au moment où ces lignes sont écrites. Il n’y a qu’à repérer le point de couleur noire sur l’illustration qui suit pour se faire une idée de la taille de ce dernier.


Dans les chiffres, l’ordinateur tiendrait sur 1 mm2, de quoi le comparer à un grain de sel. À date, seul le Micro Mote – un ordinateur présenté au public en 2015 par les ingénieurs du département du génie électrique et informatique de l’université du Michigan aux États-Unis – fait dans la même catégorie avec une surface qui approcherait les 4 mm2

Salt – c’est le nom qu’on a choisi de lui attribuer pour le moment – est muni d’un microprocesseur dont IBM a dit qu’il rivalise avec une puce x86 des années ’90. On ne vous dira pas pour le moment de combien de mégaoctets l’ordinateur est équipé, mais on sait déjà qu’il s’agit de mémoire statique (SRAM). Enfin, si on parle d’ordinateur, c’est que des interfaces de communication avec l’environnement externe sont prévues. Salt est muni d’une unité de communication avec un afficheur à diodes électroluminescentes et d’une interface avec un détecteur de luminosité. Il est prévu que l’alimentation en énergie de la puce soit assurée par une cellule photovoltaïque.


Pour quelles applications  ?

Ces ordinateurs sont utiles où l’on a besoin de capteurs intelligents miniatures, par exemple dans l’univers des objets connectés. Le Micro Mote a été présenté comme un système ordiné autonome capable d’effectuer des prises de décision sur la base d’informations collectées dans l’environnement extérieur. Il a été conçu pour pouvoir être injecté à un être vivant afin de l’intégrer dans un réseau d’objets dits intelligents. Des entreprises ont déjà passé le cap en intégrant ces puces à leur flux de travail. En février 2017, huit salariés d’une société belge se sont fait implanter des puces RFID sous la peau. Deux mois plus tard, au nord de l’Europe, en Suède plus précisément, c’était le tour des employés d’Epicenter.

Pour revenir à l’annonce liée à Salt, The Verge rapporte qu’IBM entrevoit des applications dans la gestion de la chaîne d’approvisionnement et la protection contre les contrefaçons en s’appuyant sur la chaîne de blocs. La conférence Think se poursuit jusqu’au 22 mars. On en saura probablement plus à propos de cet ordinateur d’ici là.

Source The Verge, developpez.com

Règlement général sur la protection des données

Il faut s'y préparer ! RGPD : neuf notions essentielles à retenir.

Que signifie RGPD-GDPR

Le Règlement général sur la protection des données, ou GDPR (General Data Protection Rule) modernise une précédente directive, datant de 1995 et révisée en 2004. Voté en mai 2016 par le Parlement européen après quatre ans de négociations, le RGPD définit un ensemble de règles communes pour tous les acteurs traitant à grande échelle des données personnelles de citoyens européens. Il remplace de fait les 28 législations existantes

Données personnelles

Il s'agit de toutes les informations liées à une personne physique identifiée ou identifiable : le nom, le prénom, l'adresse postale, l'adresse courriel, les données de localisation... Dans la mesure où la plupart des données anonymisées peuvent tout de même conduire à l'identification d'un individu, le règlement s'applique de fait à tous les acteurs - ou presque - traitant des données personnelles.

Ce que les entreprises doivent être capables d'expliquer

Avec le RGPD, n'importe quelle entreprise dans le monde traitant des données de citoyens européens devra être capable d'expliquer clairement pourquoi les données sont collectées. Le citoyen européen est en droit de connaître depuis quand les données sont récoltées, combien de temps elles seront stockées, où, et avec quels moyens de sécurisation. L'entreprise doit aussi expliquer avec quelles autres sociétés les données seront partagées et comment elles seront exploitées par ces tiers (marketing personnalisé, achat programmatique...).

Consentement "explicite"

L'utilisateur devra donner un accord non ambigu pour la collecte et l'exploitation de ses données. S'il refuse, il devra tout de même pouvoir accéder au site concerné, dans la mesure du possible. Ce qui n'est pas le cas actuellement : de nombreux acteurs imposent d'accepter l'exploitation des données personnelles - dans des termes souvent peu clairs - sous peine de se voir refuser l'accès au service. Les entreprises qui s'adressent aux mineurs de moins de 16 ans devront rédiger le texte de consentement en des termes clairs et facilement compréhensibles.

Portabilité des données

La loi informatique et libertés de 1978 a créé un droit d'accès aux données. Le RGPD va plus loin avec la portabilité des données, qui permet à un individu de demander à une entreprise de lui fournir, « dans un format structuré, couramment utilisé et lisible par machine » (art. 20), l'intégralité de ses données personnelles, pour qu'il puisse les transférer à un autre prestataire. De quoi, par exemple, changer d'énergéticien sans perdre son historique de consommation.

Les nouveaux droits des citoyens

Renforcé par le RGPD, le droit à l'effacement dit « droit à l'oubli » (article 17) permet à un individu de demander la suppression de ses données personnelles. Le « responsable du traitement » doit l'effectuer « dans les meilleurs délais ». Par ailleurs, vous pouvez aussi exercer à tout moment votre droit de rectification (art. 16), votre droit à la limitation du traitement (art. 18) et votre droit d'opposition (art. 21). Ce dernier s'applique par exemple lorsque les données personnelles sont utilisées à des fins de prospection. En cas de violation au règlement, des actions collectives peuvent être menées par des associations actives dans le domaine de la protection des droits et libertés.

DPO (Data Protection Officer)

Le Data Protection Officer (DPO) est le chef d'orchestre de la gouvernance des données au sein d'une entreprise ou d'une collectivité. Sa désignation est une obligation pour les structures publiques (hôpitaux, collectivités...) et pour les entreprises qui traitent des données à grande échelle, ou des données « sensibles » (données génétiques, biométriques, afférentes à la santé, à la religion, aux opinions politiques ou à l'appartenance syndicale). Le G29 (organisme qui fédère l'ensemble des Cnil européennes) encourage les entreprises nonsoumises à obligation de se doter tout de même d'un DPO, en interne ou externalisé.

25 mai 2018

À partir de cette date, les entreprises en non-conformité avec la réglementation s'exposeront à des sanctions qui dépassent de très loin le périmètre actuel de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil). En cas de manquement, notamment au "privacy by design" (intégrer la protection de la vie privée dès la conception) et au "privacy" par défaut (garantir le plus haut niveau de protection des données), les contrevenants risquent de payer une amende s'élevant à 10 millions d'euros ou, dans le cas d'une entreprise, à 2% du chiffre d'affaires annuel mondial. Ils encourent jusqu'à 20 millions d'euros ou 4% du chiffre d'affaires annuel mondial pour manquement aux droits des personnes (portabilité, rectification, opposition, limitation, droit à l'oubli...)

Fin des obligations déclaratives

Cette mise en marche forcée des acteurs traitant des données personnelles, sous peine de sanctions d'une ampleur inédite, vise aussi à alléger les formalités administratives. Le RGPD supprime les obligations déclaratives. En revanche, les structures de plus de 250 salariés (et celles de moins de 250 salariés mais dont le traitement de données peut avoir des répercussions sur la vie privée) doivent mener une étude d'impact sur la vie privée (EIVP) et tenir à jour en permanence un registre de traitement qui pourra être demandé par la Cnil en cas de contrôle.

Source : http://flip.it/zK7Z9a

Ce blog a été créé pour partager une vision de l'informatique de demain et des enjeux économiques et sociologiques de l'accès universel à l'information.
"Le pouvoir au peuple", cette utopie révolutionnaire mise à mal par l'effondrement des systèmes collectivistes et par les limites aperçues aujourd'hui au sein même des régimes dits modernes, Etats-Unis en tête, reprend un peu de couleurs grâce à Internet.
Churchill a encore raison, la démocratie est le pire des systèmes mais on n'a pas trouvé mieux... Le modèle Internet, poussé à son extrème, est le seul capable aujourd'hui de lui donner tort.
Voyons donc comment cela pourrait se passer dans les années à venir...