jeudi 5 avril 2018

Dix tendances technologiques qui pourraient marquer les entreprises en 2018

De l'intelligence artificielle à la réalité augmentée.

1- Chatbots

Si les chatbots (agents conversationnels) n’ont rien de nouveau, au fil des années ils deviennent de plus en plus perfectionnés. Il faut dire que l’intérêt du chatbot est multiple et peut toucher de nombreux domaines de la vie quotidienne, ils permettent d’acheter des produits ou des services, de résoudre un problème, de faire une réclamation, de payer une facture, de prendre rendez-vous. Ils permettent surtout d’obtenir une réponse instantanée à une question posée par un utilisateur. Dès lors, il est aisé de comprendre l’intérêt que cela présente pour l’entreprise, en termes de relation clients.

Autant d’arguments qui ont peut-être contribué au fait que, dans ses prévisions de février 2018, Gartner a indiqué que les chatbots seront utilisés dans 25 % des opérations de service à la clientèle d'ici 2020

Selon Gartner, de grandes économies peuvent être réalisées grâce à la technologie. Les organisations ont signalé une réduction allant jusqu'à 70 % des demandes d'appel, de chat et/ou de courriels après l’implémentation de chatbots. Elles ont également noté une augmentation de la satisfaction de la clientèle.



2 - IdO

Un récent rapport CompTIA révèle que les appareils connectés aident à réduire les coûts et à améliorer l'efficacité dans les environnements industriels. « De la collecte de nouvelles données à l'automatisation de l'infrastructure », rapporte l'étude CompTIA, « les entreprises trouvent de nombreux avantages à ajouter de la connectivité et de l'intelligence à l'infrastructure physique. » 

Rowan Trollop, vice-président senior de l'IdO chez Cisco, note les augmentations de l'IdO dans les usines intelligentes, reliant les appareils, les capteurs et d'autres actifs. 

Mais il ne faut pas oublier que cette adoption grandissante s’accompagne également d’une menace que des botnets comme Mirai n’ont pas manqué de rappeler durant ces dernières années. Des menaces qui créent le besoin d’une plus étroite collaboration entre l’industrie de la construction et les groupes informatiques afin de mieux identifier les risques et de fournir une protection étendue. D’ailleurs, Trollop rappelle que « L'escalade des risques signifie que la fabrication – une industrie généralement lente à mettre en œuvre des mesures de sécurité – doit être plus rapide à prendre des mesures. »



3- Les expériences immersives (réalité virtuelle, réalité augmentée, réalité mixte)

C’est un domaine qui continue toujours d’intéresser les entreprises, les développeurs, mais également le grand public. Diverses initiatives ont été amorcées dans la réalité augmentée, comme ARCore chez Google, qui l’apporte sur mobile ou ARKit chez Apple. 

Notons également que Google a lancé l’année dernière une plateforme appelée Poly où les utilisateurs peuvent trouver et distribuer des objets de réalité virtuelle et augmentée. « Si vous effectuez des développements pour la réalité virtuelle et augmentée, vous avez besoin d'objets 3D pour vos applications. Avec Tilt Brush et Blocks, nous avons facilité la création 3D. Maintenant, nous voulons permettre aux créateurs et aux développeurs de s'appuyer sur le travail de chacun. C'est pourquoi nous avons créé Poly : un endroit pour parcourir, découvrir et télécharger des objets 3D  », a assuré Andrea Zvinakis, Product Manager de Poly. 

Le cabinet de recherche Gartner s'attend à ce que, d’ici l'année prochaine, les technologies de cette industrie (réalité augmentée, réalité virtuelle et réalité mixte) profitent à 20 % des grandes entreprises. D’ailleurs, le cabinet table sur des revenus de 72 milliards de dollars générés uniquement sur les visiocasques.

Au passage, notons qu'à partir de samedi 31 mars 2018, il sera possible de survoler Paris grâce à la réalité virtuelle. L'attraction Flyview propose un survol de la ville lumière à 360°, en regardant où on le souhaite et en ressentant les émotions d'un vol en « jet-pack ».

« Ce n'est pas une reconstitution en 3D. Nous avons eu toutes les autorisations de survol. Les prises de vue ont été faites par drone avec des systèmes de caméras un peu spéciaux, car il y avait sept caméras au-dessous pour filmer à 360°, en dessous et au-dessus », explique le fondateur de Flyview Paris Arnaud Houette, qui travaille depuis trois ans sur ce projet.



4- Intelligence artificielle pour les services

L’intelligence artificielle n’est plus à présenter tellement son développement a suscité de nombreuses craintes et donné lieu à des échanges plutôt animés.

Kevin Ryder, directeur marketing de la société de logiciels Integrated Research, explique que « L'IA aide même à prédire le comportement des clients, en fournissant des conseils aux représentants du service clientèle sur la meilleure façon de résoudre un problème particulier ». Et de continuer en disant « Qu’en 2018, nous verrons une acceptation encore plus grande des bots comme une alternative légitime à l'interaction humaine pour le service à la clientèle. » 

Gartner se veut rassurant et a estimé que l’intelligence artificielle va créer plus d’emplois qu’elle ne va en éliminer d’ici 2020.

En attendant de voir la justesse des prévisions du cabinet, le gouvernement chinois a rendu public récemment le plan de développement national qu’il compte mettre en place pour l’émergence de l’intelligence artificielle « made in china ». Ce projet prévoit d’augmenter le poids économique de ce secteur d’avenir de 150 milliards de yuans (22,15 milliards USD) d’ici 2020 à 400 milliards de yuans (59,07 milliards de dollars) à l’horizon 2025, selon les chiffres officiels fournis par le gouvernement chinois. 

Notons que la France veut investir 1,5 milliard d'euros dans l'intelligence artificielle d'ici 2022



5- Conteneurs et microservices

Les conteneurs et les microservices suscitent l'intérêt des organisations qui ont besoin de développer rapidement des applications, en particulier celles qui utilisent l'IdO et/ou le cloud.

« Il est intéressant de voir les projets IdO tirer parti de nombreuses technologies de pointe ainsi que des structures organisationnelles autour de DevOps et microservices », explique Todd Loeppke, architecte CTO principal chez Sungard AS.

Dan Juengst, principal évangéliste technologique chez OutSystems, explique que les plateformes de conteneurs et de microservices sont attrayantes pour les nouveaux projets plus petits et à faible risque.

« Au fur et à mesure que les entreprises se sentiront plus à l'aise avec la gestion de ces architectures de microservices modernes basées sur des conteneurs, nous verrons une croissance continue », explique Juengst. « De nombreuses entreprises se tournent vers les plateformes d'orchestration de conteneurs telles que Docker, Kubernetes ou Cloud Foundry pour aider à gérer le cycle de vie des conteneurs à mesure que leur utilisation augmente. » 



6 - Blockchain

Cette technologie a déjà beaucoup fait parler d’elle, notamment pour les diversités d’application. Nous pouvons parler de :

l’agroalimentaire, avec la technologie BaaS (Blockchain as a Service) proposée à IBM à des grandes enseignes comme Nestlé, Unilever, Walmart, Dole, Driscoll’s, Golden State Foods, Kroger pour la traçabilité des denrées périssables ;


les banques, avec l’alliance formée par Microsoft, Intel et une poignée de grandes banques qui se sont regroupés pour adapter la Blockchain Ethereum aux besoins des entreprises ;


les processus électoraux, avec la technologie développée par Agora qui a été proposée en Sierra Leone pour vérifier en temps réel les résultats de votes.


Amit Zavery, vice-président senior du développement de produits chez Oracle Cloud Platform, affirme qu’il y a « Déjà plus de 2500 nouveaux brevets liés à la blockchain qui ont été déposés. » 

Des projections indiquent que l'impact financier devrait atteindre 176 milliards de dollars d'ici 2025. Selon lui, en deux ans seulement, la blockchain devrait devenir la norme du commerce moderne. On pourrait dire que la blockchain a déjà atteint ce statut et commence à influencer tout aussi profondément les autres industries, dans les secteurs de la santé, du commerce au détail, du secteur public et autres.



7 - Vision par ordinateur

La vision par ordinateur (aussi appelée vision artificielle ou vision numérique) est une branche de l'intelligence artificielle dont le principal but est de permettre à une machine d'analyser, traiter et comprendre une ou plusieurs images prises par un système d'acquisition (par exemple : caméras, etc.).

Avec le buzz créé autour des véhicules autonomes et des magasins intelligents comme Amazon Go, la vision par ordinateur est en train de prendre son envol.

Selon Chris Nicholson, chef de la direction de Skymind, le transport de marchandises est un domaine propice à l'intégration de l'IA et de la vision par ordinateur. « FedEx et d'autres grandes entreprises ont piloté cette technologie, tandis que des start-up telles que [la société de transport routier] Peloton la construisent de zéro. »

Les entreprises qui cherchent à embaucher des ingénieurs dans le domaine trouvent la tâche quelque peu difficile. « La vision par ordinateur est la position la plus difficile à remplir », explique Mike Grandinetti, directeur marketing et CSO de la société de stockage Reduxio. « Les candidats qualifiés gagnent 400 000 $ en salaires », explique-t-il, s'attendent à beaucoup de liberté et à beaucoup d'équité.



8 - Assistants virtuels

La bataille fait rage dans ce domaine. Microsoft (avec Cortana), Google (avec Google Assistant), Apple (avec Siri) et Amazon (avec Alexa) se livrent une guerre sans merci sur le marché des assistants virtuels.

Pour des analystes, 2018 va marquer le coup dans l’amélioration du traitement du langage naturel dans ce domaine.

« Les assistants à commande vocale ont déjà commencé à imprégner le milieu des affaires, mais il est encore trop tôt pour exploiter pleinement la puissance de cette technologie », a estimé Christian Pedersen, chef de produit de S/4HANA Cloud chez SAP. « Nous commençons à voir des exemples de la demande et du besoin de ces technologies avec l'annonce d'Alexa for Business en fin de l'année dernière et la prise de contrôle de l'assistant vocal que nous avons vu au CES ». 



9 - La technologie intelligente au service de la santé

2017 a vu exploser les investissements dans les entreprises de santé associés au numérique pour atteindre près de 6 milliards de dollars aux États-Unis et un record de 345 transactions, selon Rock Health. StartUp Health, qui analyse le financement de la santé lié au numérique dans le monde entier, rapporte que 11,5 milliards de dollars de fonds ont été apportés en 2017, soit 3,3 milliards de plus que l’année précédente.

Cette année, la santé et le bien-être ont compté parmi les thèmes majeurs du CES de Las Vegas. 

Le SmartSleep, un nouveau bandeau frontal dévoilé par Philips au cours du CES 2018, utilise des capteurs intégrés qui, au contact du front, détectent l’activité cérébrale. Lorsqu’une phase de sommeil profond est identifiée, les haut-parleurs intégrés au bandeau se mettent à diffuser des tonalités personnalisées qui renforcent la profondeur et la durée du sommeil à ondes lentes.

Au cours du CES, Dassault Systems a dévoilé un programme nommé « Living Heart Project », qui vise à construire des prototypes en 3D de vrais cœurs défectueux que les équipes médicales pourront visualiser sur un écran 3D. La simulation holographique est désormais à la portée du personnel médical qui pourra, dès lors, discuter de la manière de mener une opération en observant le modèle en 3D.



10 - L’association du cloud avec l’edge computing

L’edge computing consiste à traiter les données à proximité de la périphérie du réseau utilisé pour générer des données et non dans un entrepôt de traitements de données centralisés comme un centre de données. Pour ce faire, l’edge computing suppose une architecture informatique distribuée qui présente une puissance de traitement décentralisée. L’avantage avec cette pratique est que cela favorise l’accélération des flux de données et élimine les problèmes de connectivité, de latence, ou de bande passante. 

Pour Gartner, les entreprises devraient commencer à utiliser de plus en plus les modèles de conception du edge computing dans leurs architectures et spécialement pour celles avec des éléments importants de l’internet des objets. Et au-delà de la croissance de l’adoption de cette technologie, Gartner précise que le cloud computing et l’edge computing devront être utilisés ensemble de sorte que le cloud gère le modèle axé sur les services et l’edge computing s’occupe un style de livraison des données qui permet d’exécuter des aspects déconnectés du service cloud

Source : www.developpez.com

samedi 24 mars 2018

Think 2018 : l'ordinateur IBM de la taille d'un grain de sel

Et doté de la puissance d'un x86 des années 90

IBM démarre sa conférence Think 2018 sur les chapeaux de roues avec la présentation de ce qui serait l’ordinateur le plus petit au monde au moment où ces lignes sont écrites. Il n’y a qu’à repérer le point de couleur noire sur l’illustration qui suit pour se faire une idée de la taille de ce dernier.


Dans les chiffres, l’ordinateur tiendrait sur 1 mm2, de quoi le comparer à un grain de sel. À date, seul le Micro Mote – un ordinateur présenté au public en 2015 par les ingénieurs du département du génie électrique et informatique de l’université du Michigan aux États-Unis – fait dans la même catégorie avec une surface qui approcherait les 4 mm2

Salt – c’est le nom qu’on a choisi de lui attribuer pour le moment – est muni d’un microprocesseur dont IBM a dit qu’il rivalise avec une puce x86 des années ’90. On ne vous dira pas pour le moment de combien de mégaoctets l’ordinateur est équipé, mais on sait déjà qu’il s’agit de mémoire statique (SRAM). Enfin, si on parle d’ordinateur, c’est que des interfaces de communication avec l’environnement externe sont prévues. Salt est muni d’une unité de communication avec un afficheur à diodes électroluminescentes et d’une interface avec un détecteur de luminosité. Il est prévu que l’alimentation en énergie de la puce soit assurée par une cellule photovoltaïque.


Pour quelles applications  ?

Ces ordinateurs sont utiles où l’on a besoin de capteurs intelligents miniatures, par exemple dans l’univers des objets connectés. Le Micro Mote a été présenté comme un système ordiné autonome capable d’effectuer des prises de décision sur la base d’informations collectées dans l’environnement extérieur. Il a été conçu pour pouvoir être injecté à un être vivant afin de l’intégrer dans un réseau d’objets dits intelligents. Des entreprises ont déjà passé le cap en intégrant ces puces à leur flux de travail. En février 2017, huit salariés d’une société belge se sont fait implanter des puces RFID sous la peau. Deux mois plus tard, au nord de l’Europe, en Suède plus précisément, c’était le tour des employés d’Epicenter.

Pour revenir à l’annonce liée à Salt, The Verge rapporte qu’IBM entrevoit des applications dans la gestion de la chaîne d’approvisionnement et la protection contre les contrefaçons en s’appuyant sur la chaîne de blocs. La conférence Think se poursuit jusqu’au 22 mars. On en saura probablement plus à propos de cet ordinateur d’ici là.

Source The Verge, developpez.com

Règlement général sur la protection des données

Il faut s'y préparer ! RGPD : neuf notions essentielles à retenir.

Que signifie RGPD-GDPR

Le Règlement général sur la protection des données, ou GDPR (General Data Protection Rule) modernise une précédente directive, datant de 1995 et révisée en 2004. Voté en mai 2016 par le Parlement européen après quatre ans de négociations, le RGPD définit un ensemble de règles communes pour tous les acteurs traitant à grande échelle des données personnelles de citoyens européens. Il remplace de fait les 28 législations existantes

Données personnelles

Il s'agit de toutes les informations liées à une personne physique identifiée ou identifiable : le nom, le prénom, l'adresse postale, l'adresse courriel, les données de localisation... Dans la mesure où la plupart des données anonymisées peuvent tout de même conduire à l'identification d'un individu, le règlement s'applique de fait à tous les acteurs - ou presque - traitant des données personnelles.

Ce que les entreprises doivent être capables d'expliquer

Avec le RGPD, n'importe quelle entreprise dans le monde traitant des données de citoyens européens devra être capable d'expliquer clairement pourquoi les données sont collectées. Le citoyen européen est en droit de connaître depuis quand les données sont récoltées, combien de temps elles seront stockées, où, et avec quels moyens de sécurisation. L'entreprise doit aussi expliquer avec quelles autres sociétés les données seront partagées et comment elles seront exploitées par ces tiers (marketing personnalisé, achat programmatique...).

Consentement "explicite"

L'utilisateur devra donner un accord non ambigu pour la collecte et l'exploitation de ses données. S'il refuse, il devra tout de même pouvoir accéder au site concerné, dans la mesure du possible. Ce qui n'est pas le cas actuellement : de nombreux acteurs imposent d'accepter l'exploitation des données personnelles - dans des termes souvent peu clairs - sous peine de se voir refuser l'accès au service. Les entreprises qui s'adressent aux mineurs de moins de 16 ans devront rédiger le texte de consentement en des termes clairs et facilement compréhensibles.

Portabilité des données

La loi informatique et libertés de 1978 a créé un droit d'accès aux données. Le RGPD va plus loin avec la portabilité des données, qui permet à un individu de demander à une entreprise de lui fournir, « dans un format structuré, couramment utilisé et lisible par machine » (art. 20), l'intégralité de ses données personnelles, pour qu'il puisse les transférer à un autre prestataire. De quoi, par exemple, changer d'énergéticien sans perdre son historique de consommation.

Les nouveaux droits des citoyens

Renforcé par le RGPD, le droit à l'effacement dit « droit à l'oubli » (article 17) permet à un individu de demander la suppression de ses données personnelles. Le « responsable du traitement » doit l'effectuer « dans les meilleurs délais ». Par ailleurs, vous pouvez aussi exercer à tout moment votre droit de rectification (art. 16), votre droit à la limitation du traitement (art. 18) et votre droit d'opposition (art. 21). Ce dernier s'applique par exemple lorsque les données personnelles sont utilisées à des fins de prospection. En cas de violation au règlement, des actions collectives peuvent être menées par des associations actives dans le domaine de la protection des droits et libertés.

DPO (Data Protection Officer)

Le Data Protection Officer (DPO) est le chef d'orchestre de la gouvernance des données au sein d'une entreprise ou d'une collectivité. Sa désignation est une obligation pour les structures publiques (hôpitaux, collectivités...) et pour les entreprises qui traitent des données à grande échelle, ou des données « sensibles » (données génétiques, biométriques, afférentes à la santé, à la religion, aux opinions politiques ou à l'appartenance syndicale). Le G29 (organisme qui fédère l'ensemble des Cnil européennes) encourage les entreprises nonsoumises à obligation de se doter tout de même d'un DPO, en interne ou externalisé.

25 mai 2018

À partir de cette date, les entreprises en non-conformité avec la réglementation s'exposeront à des sanctions qui dépassent de très loin le périmètre actuel de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil). En cas de manquement, notamment au "privacy by design" (intégrer la protection de la vie privée dès la conception) et au "privacy" par défaut (garantir le plus haut niveau de protection des données), les contrevenants risquent de payer une amende s'élevant à 10 millions d'euros ou, dans le cas d'une entreprise, à 2% du chiffre d'affaires annuel mondial. Ils encourent jusqu'à 20 millions d'euros ou 4% du chiffre d'affaires annuel mondial pour manquement aux droits des personnes (portabilité, rectification, opposition, limitation, droit à l'oubli...)

Fin des obligations déclaratives

Cette mise en marche forcée des acteurs traitant des données personnelles, sous peine de sanctions d'une ampleur inédite, vise aussi à alléger les formalités administratives. Le RGPD supprime les obligations déclaratives. En revanche, les structures de plus de 250 salariés (et celles de moins de 250 salariés mais dont le traitement de données peut avoir des répercussions sur la vie privée) doivent mener une étude d'impact sur la vie privée (EIVP) et tenir à jour en permanence un registre de traitement qui pourra être demandé par la Cnil en cas de contrôle.

Source : http://flip.it/zK7Z9a

Ce blog a été créé pour partager une vision de l'informatique de demain et des enjeux économiques et sociologiques de l'accès universel à l'information.
"Le pouvoir au peuple", cette utopie révolutionnaire mise à mal par l'effondrement des systèmes collectivistes et par les limites aperçues aujourd'hui au sein même des régimes dits modernes, Etats-Unis en tête, reprend un peu de couleurs grâce à Internet.
Churchill a encore raison, la démocratie est le pire des systèmes mais on n'a pas trouvé mieux... Le modèle Internet, poussé à son extrème, est le seul capable aujourd'hui de lui donner tort.
Voyons donc comment cela pourrait se passer dans les années à venir...